Réunion IEG 2021

 Mardi 15 juin : Rennes

Cocktail d'accueil à l'hôtel  Le Sévigné






Participants :     
  • BONNEMAIN Jean Claude et Jacqueline 06 71 21 42 30
  • CHAFFIN Jean-Pierre 06 89 86 76 72
  • CHESNY Claude et Nicole 06 84 78 34 37
  • FARDEAU Michel et Marie-Françoise 06 08 05 04 24
  • FOURNIER Gérard et Maryse 06 47 93 86 58
  • GILLES Gérard  et Jacqueline 06 59 35 36 29
  • GOLOUBENKO Alexandre 06 67 08 31 88
  • ODDOU Jean 06 58 47 81 70
  • ONIMUS Jean Pierre (Monique absente) 06 08 90 64 13
  • ROYER Jacques et Maryvonne 6 09 55 66 24
  • ZASS Michel et Jacqueline 06 61 49 71 71
Le cocktail était parfait. Servi avec du champagne, les amuse-gueules et autres petits sandwichs ont bien agrémenté la soirée. Les organisateurs s'étaient approvisionnés chez Picard et c'était une bonne idée!
Nuit calme, la rue étant en travaux.

 Mercredi 16 juin : visite de Rennes

Façade de la cathédrale
Nous nous regroupons devant la cathédrale pour attendre la guide. Cette dernière se révélera excellente, avec une bonne connaissance de l'histoire de la ville et une rare capacité pour faire voir et sentir les choses.

Nous apprenons ainsi que la construction de la cathédrale s'est déroulée sur plusieurs siècles. Originellement gothique (XII siècle), sa construction, suite à l'effondrement de l'église gothique, commença par la façade en granite rose. Rien que pour la façade avec ses deux tours, il fallu 163 ans ! La nef et le choeur furent démolis sous Louis XV mais la reconstruction effective ne commença qu'en 1787. Autant dire que l'affaire était mal engagée avec la Révolution ! Il fallu attendre le jour de Pâques du 7 avril 1984 pour assister à son inauguration.

Le choeur magnifique témoigne de cette longue histoire.

Choeur de la cathédrale

Le guide nous emmène ensuite admirer la porte Mordelaise et ses deux tours médiévales. La porte mordelaise est un châtelet d'entrée, vestige des remparts de Rennes. Elle tient son nom de la ville de Mordelles, fief important dès le xie siècle.
On raconte que les ducs de Bretagne devaient prêter serment de défendre l’indépendance du Duché devant la porte avant d'entrer en fonction.
Aujourd'hui la ville de Rennes a entrepris une restauration de l'ensemble, d'où les travaux autour de ces tours.


Après la porte Mordelaise, notre charmante guide nous emmène voir des vieilles maisons rennaises, du moins celles qui ont su résister à l'incendie qui a ravagé une partie de la ville en 1720. Ce sont des maisons médiévales construites en bois.


Après les maisons médiévales, le parlement de Bretagne, celui qui a brûlé il y a quelques années (5 février 1994) lors d'une manifestation de marins-pêcheurs. Un manifestant a cru malin d'envoyer une fusée éclairante sur le toit en pleine nuit. L'alarme a bien sonné mais, comme cela est courant (voir Notre Dame),  le surveillant s'est contenté de la couper, croyant à un dysfonctionnement... Quand les pompiers sont finalement arrivés, c'était bien trop tard...

Parlement de Bretagne

Il n'y a plus de parlement en Bretagne, aussi le bâtiment a été converti en palais de justice et hotel de ville.
On entre au 1er étage par la salle des pas-perdus qui a été entièrement refaite à la suite de l'incendie de 1994. Cela laisse imaginer l'ampleur du désastre.

Salle des Pas-Perdus

On passe ensuite à la salle de la cours d'assise également entièrement restaurée à l'identique. Nous pouvons imaginer le procès qui se déroule sous le plafond simplement décoré par un ciel parsemé de nuages.

Salle de la cours d'assise

La dernière salle est la plus représentative : la Grande Chambre où se réunissait le Parlement de Bretagne. Cette salle a échappé à l'incendie, sans doute grâce aux efforts des pompiers. Seules les tapisseries ont souffert du fait de l'eau déversée dessus. Les tapisseries présentes sont des copies en carton des originaux. Il est prévu d'essayer de les retisser dans leur totalité.



Grande Chambre

Dans un coin du plafond, des traces de l'incendie de 1994. Des traces laissées intentionnellement pour rappeler cette catastrophe.


Après quelques messages, il nous faut dire au revoir à notre guide. Nous la remercions vivement de toutes ses explications sur l'histoire de Rennes.


Après cette visite historique de Rennes, nous retrouvons sur cette place du Parlement Jean de Legge comme prévu par Jean Oddou. Jean de Legge nous présente un ancien conseiller de l'urbanisme à Rennes, Mr Chapuis. 


Mr Chapuis nous emmène rejoindre la partie médiévale de la ville, préservée de l'incendie (1720). Il va beaucoup discourir sur l'urbanisme rennais et la qualité des architectes. Le restaurant où il nous amène ressemble à celui de la photo suivante. Restaurant sympa mais un peu surchargé. Il faudra attendre que la plupart des clients eussent terminés leur repas pour entamer la présentation des activités de l'association Benoît Labre. Je n'en ai pas gardé un souvenir très fort, sauf  que le problème de l'intégration des SDF ou des réfugiés reste le problème principal.



Après le déjeuner, on nous emmène visiter une exposition d'art moderne, style Pierre Soulages, qui ne me laisse pas une impression très forte. Par contre la visite de la roseraie du parc Thabor précédée par la dégustation d'une bonne bière m'enchante ! 
De l'autre côté du parc nous trouvons le bus qui doit nous emmener à St Malo. On y arrive juste à temps parce que la pluie commence. C'est le mauvais temps qui débarque après la chaleur de la journée et qui ne va pas nous quitter les jours suivants !





Jeudi 17 juin : Saint Malo et Cancale

Jean Oddou a préparé cette équipée en Bretagne avec sa femme Catherine et la touche féminine se reconnaît dans le choix de l'hôtel situé sur le Sillon, une digue qui mène directement aux portes de la vieille ville et ses remparts. Ma chambre dispose même d'une fenêtre avec une petite vue sur la mer, ce qui me permettra de m'endormir au bruit des vagues à marée haute.
Mais il faut se lever tôt : départ du bus à 8h pour le Mt St Michel. Et le bus ne peut pas attendre : c'est un énorme bus qui n'a pas de stationnement devant l'hôtel.
Il bruine, c'est à dire un temps breton. Il faut arriver au parking pour commencer à distinguer le Mt St Michel dans la brume.
Le système de navette fonctionne bien. L'accès au Mt St Michel se fait à pied sur un pont, la navette s'arrêtant avant. La marée est basse, mais il est visible qu'elle arrive sous le pont à marée haute. Le Mt St Michel a ainsi retrouvé son isolement marin d'origine. Je me rappelle l'énorme parking qui existait auparavant, juste au pieds des remparts !
La visite de l'abbatiale commence au gré de chacun. Je repère que l'auberge de la Mère Poulard est toujours à l'entrée, mais cela ne fait pas partie de notre agenda. Mieux vaut les fruits de mer de Cancale qu'une omelette, même de la Mère Poulard !
De l'abbatiale, je retiens une impression assez froide et finalement peu accueillante. Tout en granit, sans aucune statue ou décors (l'abbatiale a servi de prison à la Révolution), l'église abbatiale reste sombre et nue. Par contre le choeur en style gothique illumine le fond de la nef.



Mais Oddou nous avait déjà averti de la "merveille" : le cloître et en particulier cette vue plongeante qu'offre les deux grandes baies vitrées va nous réconforter dans cette visite.

Le cloître

Le cloître

Après le cloître, nous déambulons dans les différentes salles pour la vie des moines. Toujours aussi nues avec parfois des grandes cheminées.


Réfectoire des moines

La taille de la cheminée ci-après laisse supposer qu'il fallait quand même un bon feu pour chauffer ce genre de pièce !


Evidemment l'ingénieur s'arrête devant la cage d'écureuil, c'est à dire un treuil entraîné par un ou deux hommes marchant à l'intérieur. Ce treuil servait à monter la nourriture pour les prisonniers.


En sortant par le côté ouest (vers Cancale), le remparts nous permet d'admirer un petit jardin. Agréable après le dépouillement du granit !



A la pointe de la flèche, on peut distinguer la statue de l'archange St Michel. La photo ci-dessous montre l'étendue de la baie à marée basse.


Nous nous retrouvons plus ou moins dans la descente. Il y a là un accès aux remparts que je vais suivre sous la pluie. Heureusement je me suis procuré un bonnet breton à la boutique à touristes qui me va parfaitement et garde ma tête au chaud !


Cheminement du rempart

En route pour la navette. 

Photo d'adieu

Nous quittons un Mont Saint Michel toujours embrumé pour Cancale où nous attendent les plateaux de fruits de mer. Peut-être le crachin breton m'a aussi embrumé, mais je n'ai pas de photo de cette étape à Cancale. Nous sommes accueillis au restaurant Le Querrien par un patron jovial. Il y a plusieurs tables pour le groupe dont une a été en principe réservée aux personnes peu adeptes des fruits de mer. Une discussion complexe s'en suit pour savoir quelles sont ces personnes. Pour ma part, je ne suis pas adepte des huîtres, mais je me contente de les changer pour des crevettes avec mon voisin.
Le temps passant, le restaurant se vide et nous pouvons commencer les discours passions (surement une idée de Jean Oddou !).
Le premier, Gérard Gilles, nous promène de part le monde à la découverte d'horizons nouveaux. On a besoin de personnalités comme lui pour se pousser un peu et sortir de son trou ! J'ai un peu pratiqué ce genre d'activité chaque année, mais pas pour couvrir le monde mais plutôt pour gravir des montagnes en randonnées à ski dans les Alpes et les Pyrénées.
Le deuxième, Jacques Royer, nous emmène dans le monde des chansons. Il est apparemment un passionné du chant, tout comme de la terre de Bretagne. Il nous octroie même un petit essai.
Le diner du soir sera à St Malo, à l'intérieur des remparts. Un dîner marin bien sûr... On va fini par rêver d'un bon steak!
 

Vendredi 18 juin : Dinan, Fréhel et Fort la Latte

Dinan

Dinan se trouve juste au bout de l'estuaire de la Rance. Plus loin en amont, celle-ci devient une petite rivière. N'oublions pas que le barrage de la Rance fonctionne grâce à la marée et non grâce à l'eau de la Rance ! Dinan est une jolie ville médiévale avec beaucoup de monuments à voir. 
Le premier ce sera le beffroi de l'Horloge. Malheureusement nous sommes un peu en avance, mais un bon café fera l'affaire en attendant. En fait seul Jean-Pierre Chaffin est volontaire pour tenter cette ascension avec moi.
Nous voilà donc tous les deux partis pour les 160 marches... Les dernières marches, petites et en bois, sont délicates à gérer, mais finalement on débouche tout en haut sur la terrasse, juste au niveau des cloches. Un petit panneau avertit les visiteurs de ne pas se faire surprendre par ces cloches : à chaque heure, ça carillonne et c'est fort. Nous l'avons expérimenté !
La vue là haut est parfaite, mais quand même gatée par le crachin breton.




Vue du côté de l'église Saint Malo

Vue du côté de la basilique Saint Sauveur

Notre déambulation nous fait passer devant une maison en pans de bois qui doit dater du XV siècle. 



Ensuite nous pénétrons dans l'église Saint Malo qui s'est construite au fil des siècles, du XV au XIX.
Elle est surtout connue pour ses vitraux du XIX siècle.



L'église suivante est la basilique de Saint Sauveur. Un enterrement se prépare qui va un peu perturber notre visite. Cette église date du XII siècle, mais elle a été progressivement reconstruite au fil des siècles. La façade ouest est encore romane avec ses trois arcades en plein cintre.


Mais ce qui frappe l'oeil à l'entrée, c'est le choeur tout illuminé au fond de la nef. Ce choeur est gothique par rapport à la nef dont un côté est resté roman (non reconstruit).


Un tour de l'église permet de voir le chevet avec ses chapelles gothiques. On assiste là au défilé de l'enterrement qui sort de l'hôpital voisin. Un enterrement riche avec toutes ces voitures pour faire une centaine de mètres !



De la terrasse où nous sommes, on a une vue plongeante sur la Rance et notre restaurant à venir !

Vue sur la Rance

Le restaurant rive droite

En arrivant sur la place Duguesclin pour rejoindre le bus, mon téléphone sonne (sur WhatsApp). C'est François, mon fils qui travaille à Dubaï! Du coup je lui fait admirer la statue de Duguesclin qui trône au milieu de la place. Etrange époque quand même qui nous permet d'admirer ensemble la statue de Duguesclin, l'un à Dubaï, l'autre juste devant la statue !

Le restaurant des Bords de Rance aurait pu être au top, mais le crachin breton ne nous permet pas de nous installer sur le quai au bord de l'eau. Il faut nous contenter du store où nous sommes un peu à l'étroit.

Restaurant Les Bords de Rance

Vue en face du restaurant

Malgré ces conditions défavorables (mais contrebalancées par des crêpes excellentes), Jean Oddou trouvera moyen de faire parler notre ami Michel Zass. Ce 100 métres nage libre, ce dernier m'en avait déjà longuement parlé lors d'un séjour au refuge de Maljasset (ski de montagne). Alors je connaissais. Mais pour bien comprendre cet amour de la compétition, il est nécessaire de lire son livre "Les tribulations d'un juif inavoué" dans lequel il raconte la saga de sa famille, russe d'origine par son père. On comprend alors que ce besoin de se battre pour gagner est dans les gènes de la famille.


Cap Fréhel

Pas de photo du cap Fréhel : on ne voit pas grand chose. Quand Jean est passé là avec sa femme, il faisait beau et il avait eu l'idée de s'éloigner un peu du cap le long de la côte pour mieux le voir et il avait été saisi par sa beauté. Bien sûr il a repris cette idée et a fait arrêté le bus sur le bord de la côte rocheuse. Nous nous sommes retrouvés à marcher dans la bruyère sur un sentier des douaniers. On devinait bien le cap Fréhel perdu dans la brume mais le blizzard n'incitait pas trop à séjourner.  Bref il nous restait à imaginer le site sous le soleil, comme Jean nous l'avait décrit !

Fort La Latte

Le Fort La Latte est sur la route vers St Malo. Il a été construit au XIV siècle sur promontoire rocheux d'où il couvre une grande partie de la baie du Mont Saint Michel. D'où son intérêt militaire. Aujourd'hui privé, c'est une affaire dont le business marche bien. Beaucoup de touristes, cheminement bien balisé, jardins fleuris, bref une visite interessante. Le seul problème, c'est notre bus, toujours trop grand pour les petits parkings bretons...

Le château vu du donjon


La côte rocheuse vue du donjon

Une fleur interessante


Fin de Bretagne 2021

Le retour à St Malo fait vibrer nos souvenirs d'ingénieurs électrotechniciens avec la traversée du barrage sur la Rance.
La soirée d'adieu se passe dans un excellent restaurant, le Café de Saint Malo. On se lâche sur les plats  en puisant dans la réserve financière ! Du poisson bien sûr !
Il ne reste plus qu'à remercier les gentils organisateurs et se remémorer Catherine Oddou qui a joué, avec Jean, un rôle essentiel dans la préparation de ce Bretagne 2020 et qui n'a pas pu le voir se concrétiser.



Samedi 19 juin : Gare de Saint Malo

Mon train est prévu vers midi, aussi j'en profite pour un dernier tour sur les remparts de Saint Malo et terminer par une visite de la tombe de Chateaubriand. Michel m'avait communiqué l'horaire des marées et la matinée était tout à fait propice pour la traversée jusqu'à l'île de Grande Bé.

Tombe de Chateaubriand


Epitaphe



Vue sur Saint Malo de la Grande Bé










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